Boutique médicale
MEDECINE
Boutique médicale
| Cet article est paru sur l'ancienne version du blog
Anecdotes onanistes
hébergée chez Canalblog
le 16 février 2007.
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Cela fait à peu près huit
mois que je me balade dans la vie avec cette chose bizarre
qu’est
la maladie de Waldenström ; enfin huit mois depuis que je me
suis décidé à aller voir la Femme
médecine,
mais je sais que la maladie était là depuis plus
longtemps bien sur.
Ayant très
vite compris qu’il ne fallait surtout pas me renseigner
auprès
des " corps
médicaux ", l’ouverture
d’esprit leur faisant défaut, je me suis instruit
sur
Internet, seule solution possible pour pallier à
l’information
défaillante.
J’avoue même
à ma plus grande joie avoir cassé quelques sites
qui
pensaient protéger leurs supposés secrets
derrière
quelques codes facilement déjouables. Et quels secrets
misérables je vous dis ! Simplement des
statistiques sur
la survie moyenne dans tel ou tel cas de figure. A prendre avec des
pincettes évidemment puisque chaque cas est particulier
Mais que de
temps perdu à tourner la censure de ces Dames trop
infatuées
d’elles mêmes et de leur supposée
mission pour se
rendre compte de la bêtise de leurs positions. Au risque que
je
me trompe dans mes décisions , puisque je sais
évidemment qu’il me faudra un jour leur dire Non,
et cela je
le sais depuis le début.
La mort, je ne
crois pas en avoir vraiment peur, un mauvais moment à passer. Parfois
j’en suis
passé
trop prés pour la redouter, une fois même
pratiquement
de l’autre côté. Une femme
m’avait ramené.
Au fil des
années le vide s’est créé
dans mes amitiés.
Certains sont morts d’une balle trop bien ajustée,
d’autres
d’un coup de lame acérée ou
d’un coup de volant
détaché. La plupart d’une cirrhose du
foie ou d’un
cancer du poumon.
Je pensais que tel serait mon destin, le sort
commun en quelque sorte.
Bizarre maladie
de Waldenström, disais je. Incurable cancer certes, mais même
si je me trouve à un stade avancé de
l’évolution
de la maladie, le premier médicament n’ayant pas
eu l’effet
escompté, cela peut durer des années en vivant
plutôt
bien.
Alors pourquoi
vouloir m’attacher, m’infantiliser et
m’empêcher de vivre
en quelque sorte ?
Ces femmes, cela fait huit mois que je les
observe derrière leurs blouses blanches et j’avoue
ne pas
comprendre leur obstination obscurantiste et leur étroitesse
d’esprit.
Pour vous donner
un exemple et sans vous noyer dans des chiffres pour vous
hermétiques, en voici quelques uns:
Taux de calcium maximum : 102
Le mien le 19/01/07 : 110
Le mien le 02/02/07 : 105
Le mien aujourd’hui 09/02/07 : 111
Cela n’a rien
de dramatique. Il suffit d’une petite perfusion de vingt
minutes
pour le faire descendre, en tout cas pour le moment.
Donc le 19
janvier, je m’apprêtais à prendre un
train pour
l’étranger, non pas pour courir le guilledou, mais
juste
pour faire un voyage, qualifions le pudiquement
d’Artistique…
Nous étions
vendredi. J’étais sur le départ. Coup
de téléphone
d’une femme médecine subalterne.
Impérative elle me
dit : " Venez lundi à
Becquerel pour
subir une injection du produit en question ". Moi
naïvement je lui expliquai
l’impossibilité de la chose
et lui dit que je ferai le nécessaire
dans la ville frontière
où je me rendais.
Grosse colère
de la dame en question. Il ne faut pas prendre
l’hôpital pour
une boutique me dit-elle. Ils vont vous garder ajouta t-elle. Un peu
énervé peut être par son inconduite
manifeste, je
lui précisai avant de raccrocher que j’avais
encore des
poings et que l’on ne m’enfermait pas contre mon
gré.
Evidemment, tout
se régla en moins d’une heure le lundi matin dans
la ville
en question, où je trouvai des gens charmants et courtois.
Le
plus étonnant, c’est que cet
après-midi, alors que ce
fameux taux était pratiquement identique, cela
n’affolait
plus personne. Versatilité féminine ou comment
dire, je
me refuse à employer certains mots…
Moi voyez vous
madame, je me considère comme un Client, presque au sens
romain du terme. Après un calcul approximatif, je peux vous
dire que Mme la Sécu consacre environ 8000 euros par mois
à
me soigner. Je paye et Becquerel se doit d’être une
boutique.
J’achète ce qui me semble nécessaire.
Je ne prends
pas les traitements dont vous refusez de m’expliquer la
nécessité.
Quand j’écris
le mot " boutiquière ", je
vois des bras
potelés, des gorges avenantes, des jambes charmantes, des
sourires canailles, des yeux complices, des Dames, tout ce que vous
n’êtes pas malheureusement.
Puisque vous
semblez mépriser cette noble corporation,
dorénavant
vous serez la première à Becquerel, quand je vous
croiserai à l’occasion, que je
n’appellerai plus Madame
mais tout simplement docteur. Cela vous va si bien.
P.S. Mon ami Jean-Marc, avant
d’être enfermé dans une chambre
stérile il y a
quelques jours au centre Henri Becquerel de Rouen, écrivit sur le même
sujet un
article que
je vous engage à lire. Intitulé Bienvenue ,
en date du 02/02/2007, vous le trouverez en cliquant ici
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