Putains d'enculés de toubibs
MEDECINE
Putains d'enculés de toubibs
| Cet
article est paru sur Canalblog
le 22 février 2007. Je n’avais pas installé de compteur de
visites spécifiquement pour lui mais
si je me réfère aux statistiques du blog, il a
été beaucoup lu. Il a été censuré et
supprimé par Canalblog
dans la première semaine
d’octobre 2007 suite à une soi-disant plainte. En
le relisant, je me rends compte qu’il
était très gentil par rapport aux pratiques plus
que douteuses du centre Henri
Becquerel de Rouen. |

Pour
celles et ceux découvrant ce blog, je vais
résumer ma
situation médicale. Je suis atteint d’une maladie
de
Waldenström et soigné au centre Henri Becquerel de
Rouen
depuis le mois de juin 2006. Pour le moment je dois avouer que
c’est
plutôt cool comme cancer à
côté de certains
autres dont j’ai pu observer les effets au centre Becquerel
à
Rouen.
Ce
cancer est certes incurable mais baste, en attendant la mort je peux
profiter de la vie qui, comme tout le monde ne le sait pas, est une
maladie mortelle…
Je
n’ai pas eu le temps ce matin de rechercher les
dernières
statistiques, mais en extrapolant les chiffres de l’an 2000
que je
viens de trouver, on peut raisonnablement penser qu’en 2007
il y
aura en France plus de 300 000 nouveaux cancers et environ
160 000 décès dus à cette maladie. Eh
oui,
eh oui, on en meurt encore.
Si
vous habitez en Haute Normandie et que vous développiez un
cancer, il y a une forte probabilité pour que vous passiez
par
le centre Henri Becquerel de Rouen.
Et là, croyez moi mes
petites chéries, mes petits lapins, vous ne serez pas
déçus
du voyage !
Je
ne m’en prends pas ici à l’accueil ni au
personnel
soignant style internes, infirmières, aides-soignantes,
brancardiers etc… Malgré leur salaire le plus
souvent
dérisoire au regard de leurs responsabilités, ces
gens
se sont toujours occupés de moi avec conscience, en souriant
le plus souvent.
Non
c’est bien des médecins dont il s’agit,
ceux du centre
Becquerel de Rouen et ceux d’ailleurs aussi je suppose,
puisqu’il
n’y a aucune raison qu’ils soient
différents étant
tous coulés dans le même moule. Je ne peux
qu’espérer
qu’il y ait des exceptions.
Si
je suis vivant aujourd’hui, c’est certes
grâce à
eux. Mais après tout ils n’ont fait que leur
métier
pour lequel nous leur accordons trop d’honneurs et
d’argent il me
semble.
Je
prends chaque mois des cachets de chimiothérapie aux effets
secondaires
dévastateurs, j’avale chaque jour des
antibiotiques et autres médicaments dont les
conséquences
néfastes sont décrites sur les notices. Une prise
de
sang hebdomadaire m’a été prescrite. Je
la fais faire
dans un laboratoire privé et non au labo de Becquerel
où
les résultats ne me sont jamais transmis. C’est ma
seule
manière d’être informé de
l’évolution
de ma maladie.
Sans
aucune explication, on a tenté il y a six mois de
m’aiguiller
vers une greffe de moelle osseuse. J’ai refusé de
remplir le
papier où on me demandait les coordonnées de mes
frères
et sœurs. J’attendais des
éclaircissements sur la nécessité
de cette intervention. Le silence assourdissant des médecins
m’a répondu.
Je
me rends tous les mois à l’hôpital de
jour du centre
Henri Becquerel à Rouen. En général
j’attends
deux heures, non que je sois en avance, mais c’est ainsi que
vous
ou vos proches serez traités si vous avez le malheur
d’être
malade.
Au bout de ce laps de temps qui semble incompressible,
j’ai
l’avantage de voir une externe étudiante en
médecine,
ou bien une interne voulant se spécialiser en
hématologie.
Je passe quelques minutes avec ces charmantes étudiantes.
Elles m’auscultent, me posent quelques questions. Je
plaisante.
Elles me renouvellent systématiquement mes ordonnances, et
c’est reparti pour un mois.
Des
lèvres extatiques d’une de ces internes
épisodiques
est sorti un jour le nom d’un professeur qui avait
donné un
avis sur mon "cas".
Emoustillée et
esbaudie par le simple fait qu’un tel manitou se soit
intéressé
à mon dossier, je voyais son visage se transfigurer. Vous
voyez que mes passages à l’hôpital de
jour ne manquent
pas de piquant.
J’ai
un médecin "référent"
m’a-t-on dit. Il m’arrive de croiser cette personne
au détour
d’un couloir.
J’ai
un médecin traitant puisque cela est devenu plus ou moins
une
obligation légale. Je ne lui en veux
pas ni ne le méprise.
Mais avec honnêteté, il m’a
précisé que
les décisions médicales me concernant relevaient
du
centre Becquerel. Je sais donc ne pas pouvoir me tourner vers lui si
j’ai besoin d’éclaircissements ou si je
conteste l’utilité
d’un médicament.
Les
représentants du monde médical ne veulent jamais
entendre parler d’argent, tout au moins ceux que
j’ai croisés.
Je sais que Mme Sécu, c'est-à-dire vous qui me
lisez,
consacre énormément d’argent
à me garder en
vie. Cet argent aboutit forcément quelque part. Les labos et
ces toubibs que je ne vois jamais prélèvent
obligatoirement leur dîme. Payer des gens qui me
méprisent
et ne font pas leur métier correctement me gêne
profondément.
Vous
allez bientôt voter pour élire une ou un
politique. Au
bout de quelques années, si ses résultats ne vous
satisfont pas, vous pourrez le renvoyer dans ses foyers.
Ces
soi-disant médecins font partie d’une oligarchie
où
ils se cooptent entre eux. Vous ne les intéressez pas. Vous
êtes juste leur fonds de commerce. Ils ne rêvent
qu’à
leurs éprouvettes et ne pensent qu’à
guérir
des cobayes.
Au
bout de huit mois de traitement à Becquerel, je ne sais
toujours pas qui est en charge de me soigner et à qui
m’adresser pour m’informer sur ma maladie et les
traitements dont
je dispose. Internet n’existerait pas pour me renseigner, je
pourrais croire que je suis atteint d’une grippe ou
peut-être
d’une angine.
Une
charte du patient est affichée par obligation
légale à
plusieurs endroits du centre Henri Becquerel. Je vous en ai mis une
photo. Il est évident que les docteurs ne savent pas lire.
Ou
peut être sont-ils aveugles ?
Je
n’attends plus rien de ces gens, tout au moins de ceux que
j’ai
croisés jusqu’ici. Je sais qu’une seule
chose les
intéresse chez moi, la rareté de ma maladie et
éventuellement l’effet que produiront sur moi
certains
traitements.
Ma liberté d’aller et venir
et mon
indépendance
d’esprit les dérangent dans leurs certitudes.
Malheureusement pour eux, je suis humain.
Ma
prochaine démarche sera de me faire communiquer mon dossier
médical afin de le photocopier. Il me semble que cela est
mon
droit et plusieurs arrêts de la cour de cassation en font
foi.
Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que cela ne sera pas si simple.
Si vous voulez m’aider dans mon combat contre la mafia
médicale,
il vous suffit de faire connaître ce texte. Je vous en
remercie
d’avance.
Pourquoi
ce titre accrocheur ? Pour vous attirer bien sur. Et si vous
lisez cette phrase, pari réussi. Dois je préciser
que j’ai aimé certaines putes, un
de mes articles en fait foi. Quant aux enculés,
j’ai rien
contre ou alors tout contre.
Mais
en attendant de rencontrer un jour un vrai médecin si cela
existe encore, je continuerai à nommer ainsi ceux que je croise,
pour l’instant à voix basse parce que je suis
courtois et
civilisé, étant donné qu’ils
me volent le peu
de temps qu’il me reste à me vivre en me
forçant à
me battre contre leur obscurantisme et leur mépris des
malades.
N.B. Je
tiens à remercier Jean–Marc du
blog qui m’a montré, en ne craignant pas de
s’exposer sur
Internet, que le silence entourant le cancer et les pratiques
médicales n’était pas une
fatalité. Ainsi
bien
sûr que Luce qui par son amour m’a
redonné le
goût
du combat pour la vie.
|